Cohorte Stanislas



Une cohorte, pourquoi faire ?

Une cohorte est un ensemble de personnes partageant des caractéristiques communes (localisation géographique, âge, sexe, exposition à une maladie ou à un risque ou au contraire absence de maladie aigue ou chronique, etc.) faisant l’objet d’un suivi sur plusieurs années.

La cohorte Stanislas regroupe 1006 familles soit plus de 4000 personnes, ne présentant pas de maladie aigue ou chronique, issues de la région des Vosges et de la Meurthe et Moselle Sud entre 1993 et 1995 au Centre de Médecine Préventive (CMP) de Vandoeuvre-lès-Nancy à l’occasion d’un examen de santé, sous l’égide de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), avec des travaux scientifiques conduits par le Dr. Sophie Visvikis-Siest et son équipe.

A leur entrée dans la cohorte en 1993-1995, les familles sont composées des 2 parents accompagnés d’au moins 2 de leurs enfants biologiques âgés de 6 à 28 ans et, pour une partie d’entre elles, des grands-parents.
Au cours des 10 années au moins de suivi, les familles ont été contactées régulièrement pour évaluer un changement de leur état de santé, de leur environnement ou de leur mode de vie.

En 2009, en accord avec le CMP, l’INSERM, et Nancy Université,  le CHU de Nancy est devenu le promoteur de l’étude. Le CHU de Nancy a confié au  Centre d’Investigation Clinique – Plurithématique Pierre Drouin INSERM du CHU, les missions suivantes : rassembler toutes les données de l’étude (cliniques et biologiques) et de poursuivre le suivi de la Cohorte à travers une 4ème visite.

Faire avancer la recherche

Objectif principal de la cohorte : constituer une banque de données (questionnaires sur les habitudes de vie, prélèvements sanguins (dont ADN), urinaires, bilan cardiovasculaire (échographie cardiaque, etc.) permettant de suivre sur plusieurs années l’évolution de l’état de santé de cette population familiale.

Les données recueillies sont utilisées par des équipes de recherche nationales (dont l’équipe du Dr. Sophie Visvikis-Siest) et internationales. Parmi les thèmes explorés et pour lesquels la dimension familiale est fondamentale : les facteurs de risque cardio-vasculaires (dont l’hypertension artérielle, l’obésité, le diabète) et la nutrition. Le rôle de la génétique (interaction gène-gène) et l’influence de l’environnement (interaction gène-environnement) sont étudiés.

Après 3 visites, soit 15 ans de suivi, la cohorte Stanislas est, au niveau national et international, la seule cohorte familiale longitudinale de sujets supposés sains d’une telle envergure. Plus de 600 types de données ont été recueillis pendant ces bilans de santé.

La cohorte a permis à 117 publications originales dans des revues internationales de voir le jour et portant en particulier sur : l’interaction gène environnement dans les pathologies complexes et notamment cardio-vasculaires, la génétique de l'obésité et du diabète (avec notamment en 2009 la participation de l’équipe du Dr. Sophie Visvikis-Siest à deux publications dans la prestigieuse revue Nature Genetics, à partir des données de la cohorte, réunions avec celles d’autres cohortes européennes), l’étude  des valeurs normales de nombreuses substances sanguines. 63 gènes candidats dans les pathologies cardiovasculaires ont pu être identifiés.

Et de 4 !

L’intérêt majeur de cette étude est sa durée. Après la 2e visite organisée en 1998-2000 et la 3e en 2003-2005, le Centre d’Investigation Clinique – Plurithématique Pierre Drouin poursuit la démarche en organisant, à partir de 2011, une 4e visite davantage ciblée sur l’influence du vieillissement sur les populations, l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité et leurs complications (athérosclérose, insuffisance cardiaque, anévrysmes).

Pour relancer la dynamique autour de ce 4e bilan de santé, une grande rencontre est organisée le samedi 6 novembre 2010, de 14h à 18h, à la Faculté de Médecine de Nancy par l’équipe du CIC-P. L’occasion pour les familles de :

- s’informer sur les avancées scientifiques majeures déjà réalisées grâce à leurs précédentes participations ainsi que sur l’avenir de la cohorte

- rencontrer les autres familles impliquées dans l’étude ainsi que leurs nouveaux interlocuteurs au CIC-P.

Faire partie de la cohorte Stanislas,
ça veut dire quoi ?


Concrètement, les familles volontaires pour poursuivre les recherches de la  cohorte Stanislas passeront au CIC-P, une série d’examens permettant le recueil des données suivantes :

Données cliniques

- données anthropométriques : index de corpulence, rapport taille hanche, poids actuel
- habitudes de vie : consommation de tabac, alcool, activité physique, statut nutritionnel
- données cliniques : histoire familiale et histoire personnelle médicale, pression artérielle

Données biologiques et biochimiques (dont un bilan glucidolipidique et constitution d’une banque de plasma et ADN)

La 4e visite prévue en 2011-2012 comprendra la réalisation d’un bilan cardio-vasculaire complet avec des examens échographiques (donc indolores), permettant d’étudier l’aspect et la fonction du cœur et des vaisseaux (échocardiographie et échographie vasculaire).

Elle sera réalisée au Centre d’Investigation Clinique Plurithématique, Institut lorrain du cœur et des vaisseaux Louis Mathieu, équipe du CHU de Nancy, dédiée à la recherche clinique labellisées par l’INSERM et Nancy Université, dotée d’une biobanque permettant de stocker les échantillons de la Cohorte dans les meilleures conditions.

L’anonymat des volontaires est totalement garanti dans le cadre de l’exploitation des données par les équipes de recherche. Cette étude s’inscrit dans le respect des lois sur la bioéthique et fait l’objet d’un consentement éclairé et écrit préalable à la participation.

Participer à la cohorte Stanislas, c’est aussi pour les familles bénéficier d’un bilan de santé complet gratuit. L’ensemble des résultats est systématiquement transmis aux volontaires et, s’ils le souhaitent, à leur médecin traitant.

A noter l’importance pour l’équipe du CIC d’être prévenue de tout changement de coordonnées postales et téléphoniques pour faciliter les échanges d’informations avec les familles.

Organisation de l’étude

En 2009, par convention avec le CMP, l’Inserm et Nancy Université, le CHU de Nancy est devenu le promoteur de l’étude. Le CHU de Nancy a confié au Centre d’Investigation Clinique- Plurithématique Pierre Drouin INSERM-Nancy Université du CHU de Nancy, de rassembler toutes les données de l’étude (cliniques et biologiques), les échantillons collecté et de poursuivre le suivi de la Cohorte à travers une quatrième visite.

La cohorte est gérée par un comité de pilotage qui décide des grandes orientations stratégiques scientifiques pour la cohorte Stanislas.

Un comité scientifique international apporte avis et conseils pour éclairer les décisions du comité de pilotage et valoriser au mieux les différentes demandes d’accès aux donnés de la cohorte.

 

Ce comité évalue également les projets de recherche demandant un accès à la cohorte Stanislas et à l’utilisation de ses ressources biologiques, ainsi que les productions scientifiques relatives à ces projets.
Enfin, il répartit les missions des équipes responsables de la cohorte sur le terrain pour la mise à disposition et l’accès aux données et la gestion des collections.

Le comité scientifique est composé de 15 membres dont 5 désignés par le CHU de Nancy, 5 par Nancy Université et 5 par l’INSERM.


Les équipes associées
- Le CIC-P (INSERM, Nancy Université et CHU/CIC-P), responsable Pr Faïez Zannad (photo ci-contre)
- Le Centre de Médecine Préventive de Vandoeuvre-lès-Nancy
- Équipe universitaire du Dr Sophie Visvikis-Siriest.

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