CHU de Nancy


Accompagner jusqu'au bout

Au CHU de Nancy le 12 mai 2009 :
le Président de la République et trois ministres !


Voyage présidentiel au CHU de Nancy car la Lorraine est région pilote pour la loi Hôpital Patients Santé Territoires : le débat sur la « réforme Bachelot » commence aujourd'hui 12 mai au Sénat. C'est donc en compagnie de la Ministre de la Santé et des Sports, mais aussi de Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et de Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille que Nicolas Sarkozy, Président de la République, a franchi les portes de l'hôpital Central, un des deux sites qui composent le Centre Hospitalier Universitaire régional. Accueillie par le maire de Nancy, André Rossinot, à ce titre Président du conseil d'administration du CHU et par ailleurs membre de la Commission Marescaux et par Philippe Vigouroux directeur général du CHU, la délégation présidentielle a très vite bousculé les itinéraires soigneusement balisés par les services de sécurité.

Dès l'entrée, le Président a mis à mal le protocole pour aller au devant des membres du personnel rassemblés dans la cour d'honneur. Poignées de mains, paroles chaleureuses, photos volées : les rencontres improvisées avec les infirmières ont jalonné la visite. Première étape pourtant, une séance de travail avec le Pr Jean-Luc Schmutz, Président de la Commission Médicale d'Etablissement, le Pr Henry Coudane, Doyen de la Faculté de Médecine, un représentant des praticiens hospitaliers et un représentant de chacun des quatre syndicats. A l'ordre du jour, la difficile situation du CHU de Nancy et le plan de retour à l'équilibre financier qui prévoit notamment des suppressions d’emplois. Ambiance sérieuse et propos pragmatiques : eu égard aux efforts entrepris par tous pour rétablir la situation, une aide à l'investissement sera octroyée en 2009 au CHU lorrain. Son montant sera fixé par la Ministre de la Santé. 

Début de la visite proprement dite ensuite, en commençant par la salle de régulation du Centre 15, là où arrivent tous les appels téléphoniques porteurs de demandes urgentes. Le Président de la République y saluera les médecins et permanenciers du SAMU-Centre 15, ainsi que les responsables des associations médicales contribuant, en ville, à la prise en charge des urgences. Puis, actualité oblige, passage par la « cellule de crise » : s’y mobilisent 24h/24 les responsables de l'établissement désignés pour prendre des décisions face à des menaces de pandémie comme ce fut le cas fin avril et début mai avec la grippe A/H1N1. Enfin, la délégation a parcouru les couloirs du bâtiment « Jean Lepoire » (du nom d'un professeur ayant exercé au CHU), le bâtiment de neurologie avec son hélistation. Le Président  et les ministres ont visité une salle d'IRM, un bloc opératoire et se sont vus expliquer en détail les principes du télédiagnostic et de la téléexpertise reposant sur l'examen à distance de scanners effectués dans d'autres établissements de proximité lorrains. 

Une heure de visite au CHU de Nancy à un rythme soutenu avant que le Président de la République et l'ensemble de la délégation ne se rendent à l'autre bout de la ville, pour participer à une table ronde sur le thème de la réforme de l’hôpital. Autour de Nicolas Sarkozy et des ministres, des médecins hospitaliers, une sage femme, une infirmière et le directeur général du CHU qui ont échangé leurs points de vue sur la réforme en cours. L'occasion pour le Chef de l'Etat de rappeler que le nouveau modèle de gouvernance des CHU a pris en compte certaines propositions de la Commission Marescaux sur l’avenir des CHU. Notamment le fait d'associer au directeur général, qui par la loi HPST deviendra le président du directoire de l'hôpital, trois vice-présidents en la personne du président de la CME, du doyen de la Faculté de médecine et d’un représentant du secteur de la recherche. Mais, a-t-il conclu, le directeur de l'hôpital est « responsable de l'hôpital » car il faut que « quelqu'un puisse assurer la direction ».

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